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Y’A D’LA JOIE
Charles Trenet


Y’a d’la joie, bonjour, bonjour les hirondelles .
Y’a d’la joie, dans le ciel par dessus le toit,
Y’a d’la joie, et du soleil dans les ruelles,
Y’a d’la joie, partout y’a d’la joie.
Tout le jour, mon cœur chavire et chancelle,
C’est l’amour qui vient avec je ne sais quoi,
C’est l’amour, bonjour, bonjour les demoiselles,
Y’a d’la joie, partout y’a d’la joie.

Le gris boulanger bas la pâte à plein bras,
Il fait du bon pain, du pain si fin que j’ai faim.
On voit le facteur qui s’envole là-bas,
Comme un ange bleu portant sa lettre au bon Dieu.
Miracle sans nom à la station Javel,
On voit le métro qui sort de son tunnel.
Grisé de soleil, de chansons et de fleurs.
Il court vers le bois il court à toute vapeur.

Y’a d’la joie, la tour Eiffel part en ballade
Comme une folle, elle saute la Seine à pieds joints.
Puis elle dit : « tant pis pour moi si j’suis malade,
J’m’embêtais tout’ seule dans coin. »
Y’a d’la joie, le percepteur met sa jaquette,
Plie boutique, et dit d’un air très doux, très doux :
« Bien l’bonjour, pour aujourd’hui fini la quête,
Gardez tout, Messieurs, gardez tout ! »

Mais voilà qu’soudain, je m’éveille dans mon lit,
Donc j’avais rêvé, oui car le ciel est gris.
Il faut se lever, se laver, se vêtir,
Et ne plus chanter, si l’on n’a plu rien à dire.
Et je crois pourtant que ce rêve a du bon,
Car il m’a permis de faire une chanson,
Chanson de printemps, chansonnette d’amour,
Chanson de vingt ans, chanson de toujours

Y’a d’la joie, bonjour, bonjour les hirondelles
Y’a d’la joie, dans le ciel, par dessus le toit,
Y’a d’la joie, et du soleil dans les ruelles,
Y’a d’la joie, partout  y’a d’la joie.
Tout le jour, mon cœur chavire et chancelle,
C’est l’amour qui vient avec je ne sait quoi,
C’est l’amour, bonjour, bonjour les demoiselles,
Y’a d’la joie, partout y’a d’la joie.