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LE TOURBILLON
 BASSIAK

Elle avait des bagues
A chaque doigt
Des tas de bracelets
Autour des poignets
Et puis elle chantait
Avec une voix
Qui sitôt m’enjôla

Elle avait des yeux des yeux d’opale
Qui m’fascinaient qui m’fascinaient
Y’avait l’oval de son visage pâle
De femme fatale qui m’fut fatale.

On s’est connu
On s’est reconnu
On s’est perdu d’vue
On s’est r’perdu d’vue
On s’est retrouvé
On s’est réchauffé
Puis on s’est séparé
Chacun pour soi est reparti
Dans l’tourbillon d’la vie
Je l’ai r’vue un soir à Shangaï
Ca fait déjà un fameux bail

Au son des banjos
Je l’ai reconnu
Ce curieux sourire
Qui m’avait tant plu
Sa voix si fatale
Son beau visage pâle
M’émurent plus que jamais.

Je m’suis saoulé en l’écoutant
L’alcool fait oublier le temps
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant.

On s’est connu
On s’est reconnu
On s’est perdu d’vue
On s’est r’perdu d’vue
On s’est retrouvé
On s’est réchauffé
Puis on s’est séparé
Chacun pour soi est reparti
Dans l’ tourbillon d’ la vie
Je l’air’vue un soir à Java
Elle est retombée dans mes bras

Quand on s’est connu
Qu’on s’est reconnu
Pourquois’perdre de vue
Se reperdre de vue
Quand on s’est r’trouvé
Qu’on s’est réchauffé
Pourquoi se séparer
Et tous deux on est reparti
Dans l’tourbillon d’la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés.